Enquête. Nouvelle arrestation dans le milieu des cyber-pédophiles. Un ingénieur de 33 ans qui avait stocké sur ses disques durs des dizaines de milliers de vidéos et photos pédo-pornographiques.
Le signalement de téléchargements multiples est arrivé d'Allemagne. L'information est passée par l'office central de répression des violences aux personnes, à la direction de la police judiciaire, où elle a été exploitée. Et, en début de semaine, les enquêteurs du SRPJ de Toulouse sont allés interpeller un homme de 33 ans sur son lieu de travail à Labège.
Un ingénieur dont les ordinateurs, regardés de près, n'ont pas tardé à trahir des goûts particuliers. « Deux disques durs externes étaient remplis de fichiers », lâche un membre de la PJ. Des femmes, des animaux, des adolescents, des enfants et même des bébés… Des clichés, ou des vidéos, clairement pornographiques ou pédo-pornographiques. Et dans les locaux de la police judiciaire toulousaine, les enquêteurs ont beau connaître ces scènes qui circulent sur le net,
le dégoût domine. Les premières constatations techniques évaluent entre
80 000 et 100 000 le nombre de fichiers téléchargés par le suspect !
Un record dont se seraient bien passés les enquêteurs. L'homme interpellé, gérant salarié d'une entreprise de découpe en banlieue toulousaine, vivait très confortablement dans un appartement de la Ville rose. «
Monsieur tout le monde, à l'aise », résume un policier. Rien du pervers que l'on peut imaginer excité par des photos pédophiles. D'ailleurs, depuis 2005 et la multiplication de ces enquêtes, les suspects appartiennent souvent aux classes sociales élevées, avec de bonnes connaissances en informatique. « Internet permet des échanges planétaires mais nous savons aujourd'hui parfaitement remonter les circuits de téléchargements », avertit un commissaire de la PJ. Et cette traque des cyber-pédophiles, désormais planétaire, se joue en parfaite collaboration entre services de police. « Nous irons tous les chercher », affirme au passage un officier, pas encore remis des quelques photos qu'il a dû consulter…
il a été placé en détention à la maison d'arrêt de Seysses. La juge d'instruction doit délivrer une commission rogatoire aux enquêteurs de la PJ. Avec un objectif simple : retrouver les personnes qui étaient en relation avec le suspect. «
Aujourd'hui, alors que sa vie est en train de s'effondrer, il est presque soulagé. Il va pouvoir se faire soigner. En revanche, il affirme qu'il a simplement téléchargé, jamais échangé », argumente son avocate. Les policiers vont le vérifier…
Dans quel monde vivons nous

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