L'auteur de la fusillade qui a eu lieu mardi matin dans un lycée à Kauhajoki, en Finlande, est mort après avoir tué 10 personnes, a déclaré le chef de la police de Kauhajoki, Urpo Lintala.
"A présent, le nombre des morts est de 10 et le tireur est mort. Onze personnes ont trouvé la mort", a-t-il ajouté.
Il n'a donné aucune précision sur la façon dont le tireur était mort. Auparavant, un responsable de la mairie de la ville de Kauhajoki, où le massacre a eu lieu dans le lycée d'enseignement professionnel, avait indiqué qu'il avait tenté de se suicider mais n'était que blessé.
Le gouvernement finlandais avait annoncé précédemment un bilan de neuf morts.
Le tireur, âgé de 20 ans selon les médias, a tenté de se suicider en retournant son arme contre lui, avait indiqué un responsable de la mairie de Kauhajoki, Ari Paananen.
"Il a retourné l'arme contre lui, mais il n'est pas mort. Il est blessé", avait-il ajouté. Selon des médias, il s'était blessé à la tête et avait été hospitalisé.
L'auteur présumé de la tuerie est un élève de l'établissement, Matti Juhani Saari, avait annoncé le proviseur. Le chef de la police s'est refusé à confirmer ou à infirmer cette information.
Le lycée a indiqué que 200 élèves sur un total de 400 étaient présents dans le bâtiment mardi.
L'établissement est un lycée professionnel avec des filières hôtellerie et restauration, ainsi que des cours de métiers de la santé.
Le tireur présumé a commencé à tirer sur tout ce qui bougeait dans l'école à partir de 11 heures du matin, selon des témoignages concordants.
Les tirs ont duré environ une heure et demie dans l'enceinte de ce lycée de Kauhajoki, ville de 14.000 habitants du sud-ouest de la Finlande, à 360 km à l'ouest de la capitale.
"J'ai entendu des coups de feu, et des cris de filles hystériques. Deux filles sont ensuite venues vers mon bureau et m'ont dit qu'un homme bizarre était en train de tirer", a indiqué au téléphone Jukka Forsberg, gardien de l'établissement.
"J'ai entendu des tirs incessants. Il a changé de chargeur dans le pistolet. Il était très bien préparé. Il portait des habits noirs et avait un style militaire. Il marchait calmement", a-t-il ajouté.
La ministre de l'Intérieur Anne Holmlund a indiqué que le tireur présumé avait été interrogé la veille par la police après qu'il eut mis une vidéo sur YouTube le montrant en train de s'entraîner avec une arme.
"Cependant, l'officier de police de permanence a décidé qu'il n'y avait pas de raison de lui retirer sa licence de port d'arme", a ajouté Mme Holmlund lors de la conférence de presse organisée à Helsinki après une réunion de crise du gouvernement.
"Il avait une licence temporaire pour une arme de calibre 22 qu'il avait obtenue en 2008", a-t-elle ajouté.
Les vidéos n'étaient plus visibles sur le site de YouTube mardi après-midi. Elles montraient un jeune homme d'une vingtaine d'années tirer à plusieurs reprises en pleine nature avec une arme de poing, présentée comme un Walther P22 dans les descriptifs.
Le tireur ponctue l'une de ces séances de tir en levant la main gauche et en adressant un "Goodbye" à la caméra.
"You will die next" (vous serez les prochains à mourir), dit-il sur une autre vidéo en pointant sa main libre vers la caméra, avant d'ouvrir le feu à quatre reprises près de l'appareil.
Cette nouvelle fusillade dans une école intervient un peu moins d'un an après la tuerie dans un lycée de Tuusula, paisible localité de 30.000 habitants à quarante kilomètres au nord d'Helsinki, où un jeune de 18 ans avait abattu huit personnes dans son établissement avant de se suicider.
Pekka-Eric Auvinen, 18 ans, avait tué notamment la principale de l'établissement et cinq garçons de 16 à 18 ans, avant de se suicider avec son pistolet semi-automatique.
La Finlande avait pris un certain nombre de mesures pour éviter que ce type de drame, extrêmement rare dans les pays nordiques, ne se reproduise.
La Finlande est le troisième pays au monde à posséder le plus grand nombre d'armes à feu, proportionnellement à sa population, derrière les Etats-Unis et le Yémen.
Un détail attire mon attention:
La ministre de l'Intérieur Anne Holmlund a indiqué que le tireur présumé avait été interrogé la veille par la police après qu'il eut mis une vidéo sur YouTube le montrant en train de s'entraîner avec une arme.
_ La police est-elle en partie responsable de ce drame?