La société NXPGAME, basée à New-York, est accusée de vendre des méthodes de piratage, mais aussi d'expliquer comment les utiliser et télécharger des isos (copies) de jeux. Nintendo réclame 150.000 $ (120.000 euros) pour violation de ses droits d'auteur, mais aussi deux millions de dollars pour violation de la marque Nintendo.
Les cartouches (R4DS, R4, R4i, r4i gold, supercard DS one, m3 real, dstti, Ak2i) font beaucoup de mal à la firme japonaise. La dernière console sortie, la Nintendo DSi XL n'est pas plus protégée que ses petites sœurs. Quelques heures après la sortie de cette portable géante, les premières cartouches compatibles voyaient déjà le jour sur le web et sur les marchés aux puces. A noter que la rédaction de ZATAZ.COM a pu constater des prix complétements fous sur certaines braderies du Nord de la France avec des R4i commercialisées par des pirates (avec logiciels et 30 jeux) pour des sommes pouvant atteindre 70 euros. (La moyenne constatée était de 30 euros).

Des cartouches fratricides pour le business de Nintendo ? Très certainement. Le 29 octobre 2009, Nintendo publiait ses résultats financiers et affichait une chute de 52% de ses bénéfices (période du 1er Avril au 30 Septembre 2009). Sur l'exercice fiscal 2009-2010, le chiffre d'affaires a reculé de 22 %, à 10,9 milliards d'euros. La faute au piratage ? Certainement. L'essoufflement des produits (Wii, ...) très certainement aussi. A noter que le Nippon a mis en place une adresse électronique [
piracyscene@noa.nintendo.com]. Mission, permettre aux internautes d'informer Nintendo d'actions orchestrées par les pirates. Depuis 2009, Nintendo a signé plus de 1.600 actions en justice (dans 20 pays) et confisqué plus de 420.000 cartouches.
