Un saumon en liberté doit donc absorber 7 kilos de proies.
1,7 kilo de poissons pêchés pour 1 kilo de saumon produit dans les fermes.les tilapias, et surtout des carpes, il s'en élève énormément. En centaines de milliers de tonnes cumulées,
les petits 5 % de farine de poisson incorporés dans les rations de ces espèces, qui pourraient s'en passer, pèsent autant que les proportions bien plus larges (de 30 % à 50 % selon les âges) servies au saumon.Pour la première fois de l'histoire,
l'aquaculture déposera, en 2010, plus de poissons dans nos assiettes que ne l'a fait la pêche traditionnelle, menacée par la raréfaction de ses espèces de prédilection.
le Pérou, où la farine et l'huile représentent 15 % du revenu national. Le Pérou, grand pays de l'anchois qui peut, les bonnes années, former dans les eaux froides du courant de Humboldt
des bancs de dizaines de milliers de tonnes, et de 10 kilomètres de long.("
Ils sont tellement suréquipés qu'il leur suffirait d'à peine plus d'une quinzaine de jours pour vider tous les bancs")
le Pérou contribue à lui seul à fournir un quart des 5,5 millions de tonnes de farine et du million de tonnes d'huile commercialisées en moyenne chaque année dans le monde, dont l'aquaculture absorbe désormais respectivement 70 % et 90 %.
la pêche industrielle a imaginé, il y a quelques années, de broyer et cuire tout ce qui repartait jusque-là à la mer :
têtes, arêtes et autres déchets du découpage en filets des poissons sauvages. Les Chinois les achètent pour nourrir leurs anguilles
la vie des truites arc-en-ciel utilisées pour les essais est nettement plus contrainte. Pour toutes, c'est menu imposé :
soja, maïs, pois, lupins, fèveroles.Depuis des années,
toutes sortes d'extraits de végétaux, en proportions variables, sont devenus l'ordinaire de ces poissons.Divers substituts ont été testés, comme les huiles de lin ou de colza, mais rien ne fait oublier le produit d'origine, qui doit être intégré notamment dans les régimes des dernières semaines de croissance pour garantir la teneur en oméga 3.
"Nous avons cette difficulté dans la promotion de nos truites label rouge, qui garantissent une excellente teneur en oméga 3 grâce à une alimentation où farines et huiles de poisson demeurent majoritaires"
Sur les sacs destinés aux truites de Pologne, on peut aussi lire une mention déroutante : "
farine d'hémoglobine, 7,5 %"
Que ceux qui ont fait la grimace songent que ces produits entrent depuis longtemps dans la composition des boudins de grande consommation.
I / AVANTAGES DU PANGA : Prix du Panga : En étant presque deux fois moins cher que le filet de sole, le panga possède un atout majeur auprès des consommateurs français. Notamment en cette année 2009 (période de crise) où leur pouvoir d'achat est mis à mal.
Qualités Gustatives du Panga : Certes, le panga n'est pas l'un des poissons les plus fins au monde. Toutefois, son goût s'apparente à celui d'un poisson ordinaire habituellement vendu dans nos poissonneries. Certains restaurants le proposent même sur leur carte.
Le Filet de Panga n'a pas d'arête : Ce détail peut paraître anodin mais sa préparation garantit l'absence d'arête. Les parents comme les enfants apprécient de pouvoir manger un poisson (tant pis pour les véritables amateurs de poisson) sans crainte d'avaler une arrête.
II / INCONVÉNIENTS DU PANGA : La Production de Panga n'est pas écologique : Avec l'élevage et la vente du panga, nous sommes en pleine mondialisation :
des poissons transportés du bassin d'élevage jusqu'à l'usine de traitement puis amenés du bout du monde jusqu'en Europe. La production de panga est polluante et participe au réchauffement climatique. La Production de Panga ne présente pas de traçabilité : Contrairement à la viande rouge - depuis le scandale de la vache folle - les consommateurs ne peuvent vérifier la provenance exacte du poisson, notamment lorsqu'il est vendu directement en filets sur les étals.
L'alimentation du panga peut inquiéter certains consommateurs :
Leur seul aliment consiste en des boulettes granulées composées de : farine de poisson (cadavres de poissons broyés et déshydratés), son de riz, vitamines, résidus de soja d'Amérique (transgéniques ?), manioc. Il est également compliqué de justifier le
recours massif au soja ou au colza pour sauver les poissons sauvages si l'extension de ces cultures provoque d'autres désastres écologiques.
en 2008, cet essor a fini par placer les crevettes de mer en tête des espèces consommatrices de farines de poisson (les crustacés d'eau douce arrivent en sixième position) et au quatrième rang pour la consommation d'huiles. " En Asie, on pratique l'élevage dans les étangs côtiers d'eau saumâtre. On ne donne pas d'aliments aux crevettes, qui se nourrissent de micro-algues renouvelées par les marées.
Les taux de mortalité sont proches de 95 %"Quand on pense qu'il y a trente ans on se disait qu'on allait nourrir et sauver la planète… Les choses avaient l'air plus faciles à l'époque."
BON APPÉTIT et ...............mangez du poisson